AperoTalk avec Cyril Chiche, CEO Lydia

Published by Cédric on February 19, 2015


28 siècles après la frappe de la première monnaie Cyril Chiche, revient sur la création de son application de paiement mobile universel: Lydia.

L'idée

Cofondateur de Lydia, Cyril Chiche et Antoine Porte lancent leur startup en septembre 2011 avec l'ambition d'inventer un nouveau système de paiement universel. Après 6 mois consacrés à l'étude des contraintes budgétaires, techniques et financières liées au projet, ils en arrivent à la conclusion que tout est possible.

2 ans de travaux plus tard et l'obtention de l'agrément de la Banque de France en poche, la première version de Lydia arrive dans l'App Store.

Leur constat est simple, alors que les Lydiens ont inventé la monnaie au 7e siècle avant J.C afin de limiter les risques liés aux contreparties du troc, certains échanges commerciaux n’aboutissent toujours pas de nos jours faute d'un moyen de paiement adapté. En effet, Amazon ne prend pas les espèces. Pas plus que votre boulanger n'accepte votre carte de crédit quand l'envie vous vient de déguster une tartelette.

Lydia souhaite simplement mettre au point le premier système de paiement universel, simple et sécurisé.

Les enjeux

Conscient que la technologie doit être au service du besoin et non l'inverse, l'intégralité de l'application est pensée pour simplifier la vie de l'utilisateur. Il suffit à l'utilisateur d'enregistrer sa carte bancaire (cette donnée est stockée chez un prestataire habilité) et de régler ensuite sa transaction via l'utilisation d'une connexion Bluetooth ou d'un QR Code.

Changer une habitude est un sujet très complexe, qui le devient encore plus lorsque l’on parle d’argent. La réflexion des deux associés s'est donc structurée autour de deux questions : dans quel lieu est-ce le moins complexe d'utiliser un nouveau moyen de paiement ? Quel élément déclencheur donnera envie aux Français d'utiliser ce système ?

Afin d'étudier ces problématiques et créer une habitude d’usage, de la récurrence et des occasions légitimes d'utiliser l'application au quotidien, Lydia à lancé un premier projet pilote au sein d'une cafeteria sur un campus. Le résultat ? Le nombre de transactions a augmenté de plus de 30%. L'impact positif sur les jeunes fût tel que la stratégie de déploiement est désormais concentrée sur le milieu universitaire. À l'heure actuelle, l'application est présente sur plus de 85 campus et utilisée par plus de 65.000 personnes; 85% sont des étudiants avec une fréquence d’usage située entre 4 à 5 fois par jour.

Côté B2B, Lydia se place au coeur des problématiques retail en fluidifiant le paiement et en réduisant le temps d’attente. Pour les développeurs, Lydia propose deux APIs: l'une est dédiée aux lecteurs de caisse et l'autre aux services web.

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