LocalEyes, nos voisins du Camping

Published by Miruna on January 27, 2014


Olivier

Qui es-tu ?

Olivier, 32 ans, ancien Banquier (non coupable) et co-fondateur de LocalEyes. Mon histoire est assez traditionnelle – une école de commerce, 9 ans dans des grosses banques, dont six à l’étranger et beaucoup avec le sentiment que ça manquait « d’épices » et que je devais créer quelque chose. J’ai découvert Quora et Tech Crunch en mai 2012, quitté mon travail en septembre et puis c’est allé assez vite après.

Local Eyes c’est quoi ?

Pour nos utilisateurs, LocalEyes c’est une application qui leur permet de gagner de l’argent facilement en faisant des missions simples et rapides pour le compte de marques de grande consommation et de distributeurs. Pour nos clients (Microsoft, Ferrero, BIC, Warner Bros, StudioCanal), LocalEyes c’est une communauté de plus de 20.000 mobinautes prêts à les informer en quelques heures sur leurs produits ou activités en magasins partout en France.

Peux-tu nous parler de ton expérience au camping ?

On a intégré le Camping en novembre 2013, après avoir travaillé en co-working à la cantine pendant presque un an. Et depuis on ne voit plus le jour ! C’est une expérience d’accélération très intense. On est à mi-parcours et on en ressent déjà les bénéfices. Notre vision sur le projet est beaucoup plus précise. Notre capacité à vendre le service aux entreprises s’est naturellement améliorée. Les RDV que nous fixent les mentors nous obligent à nous concentrer sur les points les moins bien bordés et à préciser.

Quelles sont vos perspectives pour 2014 ?

Cette année va être charnière pour LocalEyes. D’abord pour l’équipe qui devrait considérablement s’agrandir. On compte recruter dans les deux prochains mois, un commercial et deux développeurs. Puis pour le projet et les chantiers sur lesquels on travaille. Le premier concerne le lancement de notre produit web permettant à toute entreprise de solliciter directement la communauté des local eyes. Le deuxième sera un lancement à l’étranger.

Quelle est la place des développeurs au sein de ton équipe ?

C’est le test de vérité ! Colin, notre CTO, a une vision très pragmatique. Il challenge les dev et évolutions qu’on propose ou discute en réunion. Le plus souvent s’il ne comprend pas l’intérêt d’un développement qui apparait sur la feuille de route, c’est qu’il n’y en a pas, qu’il n’est pas soutenu par un besoin « business » ou que ce besoin « business » doit être approfondi

Qu’attends-tu de tes développeurs ?

D’avoir une vision « produit » et pas que « techno ». Même pour les projets à forte dimension « techno », le succès vient nécessairement du « produit » et de l’usage que les gens en font. Ce sont deux façons de penser qui peuvent se contredire chez certains développeurs qui peuvent construire des choses fascinantes, mais trop compliquées pour l’usage que les gens veulent en faire.

Pour toi savoir coder aujourd’hui ça représente quoi ?

Une liberté que je n’ai pas… C’est une énorme frustration quasi quotidienne de ne pas pouvoir aider l’équipe pour aller plus vite.

Comment as-tu entendu parler du Wagon ?

Par un ami qui co-work à la mutinerie. Il a appris à développer plus ou moins seul et a très vite été fan du Wagon.

Que penses-tu de notre initiative ?

Je manque moi-même de bases, donc si vous avez une formule le samedi après-midi je suis très preneur. Et plus sérieusement, j’espère que cette initiative va trouver un écho dans les collèges ou lycées. Développer peut être aussi amusant que formateur, autant commencer dès l’école.

Si on devait envisager une intervention auprès de la première classe du Wagon de quoi leur parlerais-tu ?

Sans être un expert du Lean, je crois beaucoup au principe “Fake it until you make it” et de tout ce qui tourne autour du MVP qu’on a nous-mêmes utilisés pour convaincre nos premiers clients.

Comment le code va révolutionner le retail ?

Le retail est sans doute déjà l'une des industries qui a le plus évolué ces 15 dernières années. Les lignes ont bougé dans tous les domaines, de l'acquisition de trafic géolocalisé, à la fidélisation et le ticketing en passant par l'achat lui-même. Ça, c'est pour les habitudes d'achat. Je suis sûr que le "code" va aussi révolutionner les habitudes de travail des entreprises. En tout cas, c'est le pari de LocalEyes qui souhaite faire bénéficier les marques et les enseignes de la présence de 24 millions de smartphones pour les informer à travers le pays.