J'arrive à San Francisco et je ne comprends rien. Je viens d'être pris en stage dans une startup tech mais je ne sais pas comment marche internet. Moi, j'ai eu mon premier ordinateur à 15 ans. J'étais content que les images d'albums se chargent toutes seules dans Windows Media Player.

Me voici donc dans une ville où les adolescents lèvent des dizaines de millions pour changer le monde. Tout le monde est en train de changer l’univers. Je n'ai aucun recul, je me compare et me trouve nul. Je veux leur ressembler, aux entrepreneurs.

Je dois apprendre à coder sous peine de rester un gros loser toute ma vie. Le soir, après le travail, je vais sur Codecademy. C'est difficile, c'est long. Je ne comprends rien. Je me sens idiot.

J'apprends tous les langages de programmation sans en comprendre un seul. Puis j'abandonne.

De toute façon je ne suis pas un ingénieur Je suis un mec business, je ne peux pas apprendre à coder.

On se met dans des cases et on n’en sort pas. - Je n'ai pas fait les bonnes études. - Je ne suis pas créatif.

Comme si deux ans d'études devaient déterminer les 40 prochaines années de ma vie.

J'ai demandé à Patrick Pelloux comment sortir des cases. On lui avait dit qu'il ne travaillerait jamais dans un hôpital. Il est aujourd’hui l'urgentiste le plus connu de France. On lui a dit qu'il ne pouvait pas etre à la fois médecin et écrivain. Il publie désormais des best-seller à la pelle tout en continuant à exercer. On lui a demandé de choisir une carrière. Comme si on ne devait en avoir qu'une. Mais cette époque est terminée.

Il ne faut rien s'interdire.

Rentré à Paris, je m'étais résigné à travailler en cabinet de conseil. Heureusement, j'ai raté les entretiens lamentablement. Quitte à rater, j'ai décidé de me donner une dernière chance d'apprendre à coder et je suis entré au wagon.

En 9 semaines, j'ai appris à coder.

Depuis, j’ai intégré que les cases n’existent que dans ma tête. Je peux être développeur, je peux être écrivain, je peux faire un podcast, du freelance et écrire cet article depuis Bali.

Je peux etre tout ça à la fois, et bien plus encore. Si ne je m'interdis rien.

Bonne écoute !