Portrait d'un développeur junior formé au Wagon

Published by Cédric on January 12, 2015


Sebastien Ferré est aujourd'hui développeur chez Finexkap après avoir intégré le programme fullstack du Wagon il y a moins d'un an. Retour sur le parcours de ce nouvel adepte du code.

Sebastien Ferré, ancien élève du Wagon

Entrepreneur et maintenant développeur, peux-tu nous éclairer sur ton parcours ?

J’ai commencé par une licence d’économie / finance avant d’intégrer l’ESCP. J’avais pour ambition de créer ma boîte le plus tôt possible. Durant ma seconde année, je suis parti travailler pour l'association humanitaire Enfants du Mékong. En rentrant, j’ai enchaîné sur une majeure entrepreneuriale afin de mettre en place un projet sur lequel je m’étais engagé avec deux amis lors de mon séjour en Asie.

Ambitieux, nous avions l’idée de monter deux projets: un service équivalent à La Fourchette en Asie du Sud-Est Eatigo et Codaly, un projet d’application mobile pour aider et accompagner les consommateurs de vin dans le choix d'une bouteille.

Rapidement je me suis rendu compte qu’il fallait séparer les projets afin d’augmenter notre crédibilité devant des investisseurs et trouver un CTO pour nous accompagner. Le dernier point s’est révélé très difficile voir impossible. C’est à ce moment que je me suis mis en tête de prototyper notre produit moi-même.

Avant d’intégrer Le Wagon, j'ai commencé par acheter deux ouvrages sur Ruby et à me plonger dedans tout seul comme un grand. Mais la courbe d’apprentissage est longue et j’ai donc décidé d’intégrer le programme Fullstack dans l’optique d’apprendre beaucoup plus vite. Au cours de la formation, j’ai réalisé que le code me passionnait vraiment et que j'avais envie de continuer à progresser, à me challenger.

Je suis sorti du Wagon avec l’envie d'être développeur senior.

As-tu réussi à concrétiser cette ambition ?

La formation m'a permis de mettre le pied à l’étrier. Je me suis énormément appuyé sur les profs pour passer des barrages impossibles à franchir tout seul. À titre d’exemple, en étant autodidacte vous arrivez très facilement à comprendre un minimum la logique algorithmique de Ruby et de JavaScript. Mais derrière, ce n’est pas évident de l’interfacer dans une application, d'architecturer vos objets, sans parler de tous les problèmes de configuration que cela comporte… Il y a vraiment eu un cap de passé avec cette formation.

Suite à ces 9 semaines au Wagon j’ai trouvé un CDD de 3 mois chez WeRoom en tant que dev Ruby on Rails junior. Ces premiers mois ont été une super expérience en me permettant de passer de la formation à du dev professionnalisant en travaillant sur la création de nouvelles features de l’application au sein d’une équipe. Suite à cela, je souhaitais embrasser une carrière de freelance, mais après quelques semaines seulement Finexkap m’a contacté pour m’informer qu’ils cherchaient un développeur junior.

L’environnement qu’ils me proposaient correspondait réellement à mes attentes en terme de montée en compétence au sein d’une équipe de développeurs confirmés. On me proposait d’acquérir les connaissances génériques permettant de mettre en place une architecture technique, d'apprendre à scaler une application en plus de savoir la prototyper. Mon but à long terme est d’être capable de prendre la charge de CTO pour mon propre projet.

Sebastien Ferré et la team Finexkap

Comment as-tu construit ton “portefeuille” de compétences ?

C’est avant tout quelque chose qui se fait au fur et à mesure. Il y a un moment où tu dois mettre les mains dedans. Les gars du Wagon m’ont beaucoup aidé en m’orientant principalement vers Ruby (Ruby on Rails) et JavaScript. Ces deux technos sont accessibles aux débutants et permettent de voir très rapidement le résultat du travail accompli.

Derrière tout cela se cache aussi la notion d’ingénierie informatique. Je me suis rendu compte qu’il me fallait descendre d’un niveau dans les couches d’abstraction de l’ordinateur et de m’autoformer en C, étudier le fonctionnement d’un terminal et d’un navigateur internet, apprendre comment marche une machine et ce qu’il se passe au niveau d’un processeur, dans la mémoire... Je pense qu’il est nécessaire de passer par là afin d’obtenir une réelle compréhension des paradigmes et de mieux comprendre ensuite les différents langages.

Combien de temps as-tu passé à cela ?

Impossible d’évaluer le nombre d’heures passées là dessus, mais cela fait 8 à 9 mois que je dev 6 jours sur 7 à temps plein. Il est important de commencer par consacrer une petite période intensive sur chaque sujet au départ avant de se mettre en veille afin de se replonger dedans régulièrement. Ce qui est indispensable vu le rythme intensif des mises à jour de toutes ces technos.

D’une certaine manière il y a les gens qui se lancent dans le développement sans réellement se poser de questions et ensuite il y a ceux qui cherchent à avoir une vraie vision, à optimiser les choses et à ce moment-là c’est un boulot sans fin ! Tout est question de profil et de patience.

Comment considères-tu et utilises-tu la communauté et ses outils ?

Les 6-7 premiers mois, je me suis vraiment appuyé sur CodeAcademy et TreeHouse avant d’enchaîner avec CodeSchool tout en consultant StackOverflow régulièrement.

Aujourd’hui avec la montée en niveau, j’essaye un maximum de me plonger dans le code source afin de lire, comprendre et analyser les choses en profondeur.

L’une des autres ressources à ne pas négliger est le workflow que tu acquiers pendant le Wagon et qui prend tout son sens en entreprise. Tout ce que j’écris est relu et validé par des gens plus compétents que moi. Nous avons également un système de pairing. Lorsqu’un nouveau développeur arrive, il se retrouve en binôme avec un développeur plus ancien. Il y’a toujours cette volonté de chercher la solution la plus élégante et la plus efficace possible. Ce n’est pas du mentoring direct, mais tout le monde est très disponible pour répondre à des questions ou voir si il n’y a pas une meilleure manière de faire.

As-tu un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer ?

Il y a une phrase qui m’est restée en tête de Jean-Baptiste Kempf de Videolan lors d’un ApéroTalk du Wagon : “Faire du bon code c'est avant tout beaucoup de temps, beaucoup de persévérance et un peu de logique”.

Ce qui à mon sens est très vrai. Il est impossible de tout cerner dans l’instant. Le sujet est tellement vaste que de toute façon personne ne saura jamais tout. Il faut avant tout pratiquer, en faire, ne jamais s’arrêter, faire preuve d’énormément de curiosité intellectuelle. Se lancer en s'inscrivant à un Bootcamp peut être un bon moyen pour plonger dans le code et vite casser les premières barrières !

Évitez surtout de vous lancer sur des choses trop complexes que vous ne comprenez pas. Même si au départ nous sommes tous obligés de le faire, il y a toujours un chemin pour emboîter des briques logiques.

Comment envisages-tu ton avenir dans le dev ?

C’est la première fois que j’arrive à me projeter dans un job à long terme. Je ne sais pas encore ce que me réserve l’avenir et je n’ai de toute façon aucune échéance à ce niveau-là. Cela vient du fait que j’ai trouvé chez Finexkap une équipe très soudée et très compétente qui me permet d’évoluer rapidement et efficacement. Le projet sur lequel je travaille est encore très jeune, mais très ambitieux, c’est une sorte de bac à sable dans lequel je m’éclate.

Pour le trouver sur le net