18 juil. 2022

Hotrails.dev : un projet à la croisée du code et de l’écriture développé par Alexandre

Développeur Ruby on Rails depuis maintenant 4 ans, Alexandre revient sur son expérience au Wagon. Grâce aux différentes compétences qu'il a acquises durant le bootcamp, il a pu monter un projet qui lui tenait à cœur : Hotrails.dev. Zoom sur ce projet qui allie code, écriture et partage.

Kahyna Benabes
Kahyna Benabes

9min de lecture

Hotrails.dev : un projet à la croisée du code et de l’écriture développé par Alexandre

Que faisais-tu avant d'arriver au Wagon ?

J’ai fait mes études aux Arts et Métiers, une école d’ingénieurs spécialisée dans la mécanique et l’industrie. En troisième et dernière année, j’ai pu rejoindre la spécialité informatique des Arts et Métiers. Tout était très théorique, on codait que quelques heures pendant tout le semestre, le reste des cours étant de l’informatique sur papier.

Même si j’avais toujours été très attiré par l’informatique, je ne me sentais pas capable de chercher un poste de développeur en sortie d’école. J’ai donc décidé de rejoindre KPMG en audit financier. Durant mes trois années d’audit, j’ai à plusieurs reprises essayé d’automatiser certaines de mes tâches les plus chronophages en faisant des Macros sur Excel. C’était la partie que je préférais dans mon travail et c’est comme ça que j’ai commencé à coder. 

Une amie m’a alors parlé du Wagon et conseillé de lire le Ruby on Rails Tutorial de Michael Hartl, un livre qui parle des mêmes technologies que celles qu’on apprend au Wagon, pour voir si ça pourrait me plaire. J'ai adoré le lire, et je me suis inscrit au Wagon dans la foulée.

Pourquoi voulais-tu apprendre à coder ?

Je voulais apprendre à coder parce que pour moi, il y a quelque chose de passionnant à pouvoir automatiser des tâches. 

Quand on regarde bien, on se rend compte qu’il y a des logiciels partout aujourd’hui. Quand j’étais en école d’ingénieurs, on avait des logiciels pour faire des modélisations 3D ou des calculs. Quand j’étais en audit, on avait des logiciels pour travailler en équipe sur nos missions. 

"À chaque fois, avoir un bon logiciel nous fait gagner du temps. C’est ce qui m’a donné envie de devenir développeur."

Comment s'est passé l'après Wagon ?

L’après Wagon s’est très bien passé. J’ai eu la chance de passer dans la newsletter du Wagon où mon profil a été partagé auprès de plusieurs start-ups. J’ai reçu plusieurs demandes d’entretiens quelques heures après l’envoi de la newsletter et j’ai signé mon premier CDI de développeur le dernier jour de la formation au Wagon !

Où en es-tu aujourd'hui ?

Je suis développeur Ruby on Rails depuis presque 4 ans. J’adore mon métier, je trouve que coder est absolument passionnant. Il y a toujours quelque chose à apprendre et à découvrir. J’ai la chance de travailler en 100% télétravail ce qui me permet d’avoir un très bon équilibre entre ma vie professionnelle et ma vie personnelle. 

"Je me dis souvent que j’ai beaucoup de chance d’avoir pu faire cette reconversion. C’est sans doute l’une des meilleures décisions de ma vie, même si à l’époque, j’avais peur de me lancer dans l’inconnu."

Aujourd’hui, je reviens tous les trimestres au Wagon pour la career-week; un événement organisé à la fin de chaque batch pour donner des conseils aux nouveaux alumni dans leur recherche d’emploi. J’y fais une présentation sur l’entretien technique et les premiers mois en tant que développeur.

J’aime aussi coder en dehors du travail, comme un loisir. J’ai commencé à faire des contributions open-source, notamment sur Hotwire, une nouvelle technologie. En voyant que la documentation n’était pas très développée, j’ai décidé de créer un tutoriel complet et open-source sur Hotwire pour aider la communauté des développeurs.

Qu'est ce qui t'a motivé à monter ton projet Hotrails.dev ?

Quand j’ai commencé mon apprentissage du code, le Ruby on Rails Tutorial de Michael Hartl était gratuit. C’est probablement grâce à ce livre que j’ai eu l’envie de devenir développeur. Écrire le Turbo Rails Tutorial sur hotrails.dev était pour moi une manière de rendre à la communauté. 

Je l’ai publié chapitre par chapitre et il m’a fallu plusieurs mois pour l’écrire car j’ai un travail de développeur à plein temps à côté. J’ai eu la chance de recevoir de très bons retours par mail ou sur Twitter qui m’ont motivés à continuer. 

J’aime également beaucoup transmettre mes connaissances, que ce soit à la Career Week du Wagon, en faisant du mentorat, ou au travail où j’ai eu la chance d’encadrer des développeurs ayant moins d'expérience que moi. Ce tutoriel est une nouvelle façon de transmettre et j’ai l’intention d’en écrire d’autres dans le futur.
Hotrails.dev

Est-ce que savoir coder t'a été indispensable pour lancer ton projet ?

Bien sûr ! D’une part, le site hotrails.dev est codé avec Ruby on Rails comme on a appris à le faire au Wagon. Ce n’est pas seulement un blog, mais il y a aussi une démonstration de l’application qu’on construit dans le tutoriel pour permettre au lecteur de se projeter. Il a donc fallu coder tout ça. 

D’autre part, pour écrire ce tutoriel, il a fallu que je me plonge en profondeur dans cette nouvelle technologie. J’ai donc passé plusieurs heures à lire le code de la technologie en question pour être bien sûr de comprendre son fonctionnement en profondeur.

Quels sont tes conseils pour ceux qui souhaitent écrire après le Wagon ?

Il y a plein de façons d’écrire sur des sujets techniques. J’ai commencé en ayant un blog sur lequel j’écrivais des articles qui prennent entre 5 et 15 minutes à lire. 

"Je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup écrire parce que pour sortir un article de qualité, il fallait vraiment que je me plonge en profondeur dans le sujet. Cela permet de transmettre ses connaissances, mais aussi d’en apprendre plus moi même sur les sujets. "

Sans même avoir de blog, il est possible de publier directement sur des plateformes comme dev.to où plein de développeurs du monde entier partagent des articles sur différents sujets.

Savoir écrire est aussi une compétence de plus en plus utile pour une carrière de développeur. Avec le télétravail, une bonne partie de la communication se fait par écrit. Quand on a l’habitude d'écrire sur des sujets techniques, on est obligé d’être précis et de penser au lecteur. C’est une compétence qui est ensuite très appréciée en entreprise.