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du code, de l'entraide et du bon temps (et du pédalo)

Les 12 et 13 juillet dernier avait lieu le HackerFest, un marathon d’innovation dans le cadre du Startupfest, le plus important festival des startups tech au Canada. Trois équipes d'alumni et professeurs du Wagon Montréal ont relevé le défi. Camille, développeuse fullstack et professeure au Wagon Montréal raconte.

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qu'est-ce qu'un hackathon ?

« Le mot hackathon désigne un événement durant lequel des groupes de développeurs volontaires se réunissent pendant une période de temps donnée afin de travailler sur des projets de programmation informatique en mode collaboratif. » (source : Wikipédia)

De manière plus concrète et plus spécifique à ce hackathon (StartupFest) : un petit peu moins de 24 heures, une tente, 572 (environ, mais le nombre est peu être un peu exagéré) pizzas à minuit et autant de chocolatines au petit-déjeuner; une trentaine d'équipes, dont 4 pour Le Wagon Montréal, et tout autant de problématiques à explorer.
Présentation des projets

Ce format du Hackerfest permet à chacune des équipes de proposer un projet : que ce soit un projet inexistant ou bien des nouvelles fonctionnalités à implémenter, aucun thème n'était imposé, à nous de respecter les limites que nous nous sommes fixées.

pourquoi un hackathon ?

C'était mon tout premier hackathon. Embarquée dans l'équipe par 2 finissants, après une (fantastique) batch en tant que prof et une soirée post-demo-day relativement joyeuse, j'avais surtout envie d'en profiter pour monter en compétences sur React - et pour passer un weekend fait de rires, de bières, de pédalo, le tout entrecoupé de Sublime Text et de bugs à démêler. J'ai toujours été excellente dans les deadlines serrées, et mes 5 années d'études en architecture m'ont donné une très bonne résistance aux nuits blanches de travail - voire même une certaine appétence pour cette configuration. Ajoutez à ça le fait que je suis freelance et travaille la plupart du temps seule, et, il faut se l'avouer, l'ambiance des semaines de projet du Wagon me manquent un peu, les arguments pleuvaient pour dire oui à cette aventure de deux jours.

le déroulement

Arrivés sous un soleil de plomb (Montréal, -40°C l'hiver, +40°C l'été), on s'installe tout doucement avant le lancement officiel. À peine à notre petit bureau que les interrogations commencent « où va-t-on acheter de la bière ? », « à quelle heure sont les pizzas », « est-ce que Futura ça vous va, comme font pour le logo ? », et autre questions existentielles qui ont trouvé vite des réponses ( on prend la voiture, à minuit, et oui mais finalement on a changé pour une autre en cours de route).

À 18h officiellement, nous voilà lancés dans le projet. Benjamin, Philippe, Simon et moi voulons travailler sur une application qui permet aux commerçants de donner leur stock d'invendus en fin de journée plutôt que le jeter. On avait rapidement parlé de l'idée en amont, fait quelques mockups (Figma est mon deuxième amour dans la vie, le premier étant Futura) mais rien de plus. L'idée étant d'avoir une application fonctionnelle au bout des 24 heures, on épure au maximum les fonctionnalités, pour ne garder que le coeur : créer des nouveaux « paniers d'invendus » qui s'affichent à la manière d'un carousel Tinder pour les utilisateurs, qui peuvent ensuite se rendre sur place pour se servir des les-dits paniers. Pour le reste, rien n'est fait, aucune ligne de code n'a encore été écrite.

Côté techno, les 4 acolytes étant des anciens du Wagon, on ne change pas une équipe qui gagne, on opte pour un back-end en Ruby on Rails sur lequel on vient coder le front-end en React.
L'équipe de Camille @ Hackerfest
Évidemment, même en ayant un core d'application très restreint, les bugs ne sont pas absents pour autant - ne rêvons pas - mais armés d'une volonté de fer, on arrive à les déjouer un à un entre deux blagues, et l'organisation au sein de la team commence à être très efficace. Dire que nous ne faisons que travailler pendant les heures qui nous séparent de la pizza serait mentir, mais dans l'ensemble, notre équipe est studieuse - entre deux bières et deux tentatives de photoshoot. Vers 1h30 du matin, la course de pédalos - que nous gagnons, même si nous n'avons pas exactement écouté les règles du jeu - nous redonne un peu d'entrain, mais force est de constater que l'avachissement dans les gros Fatboy finit par donner l'alerte : il vaut mieux qu'on rentre dormir quelques heures dans nos lits, et revenir à peu près frais le lendemain. Dont acte.

Personnellement, le lendemain, après une cuillère de beurre de cacahuète pour l'énergie, je suis en pleine forme. Après 50 minutes de vélo en plein soleil et en montée pour arriver au Parc Jean-Drapeau, un peu moins, mais c'est une autre histoire.

On se remet à travailler, à abattre bug sur bug, et parfois pas du tout, tant et si bien qu'on finit par être obligés de se replier sur une solution d'urgence pour pitcher notre produit, dans quelques heures. Pas de problèmes, que des solutions, et Simon pitche brillamment le produit dans le temps imparti : tout fonctionne, tout est beau, le pari est réussi.

les avantages

Le gros avantage d'un hackathon, c'est que, manque de temps aidant, les priorités sont vite - et facilement - décidées. Pas le temps de perdre deux heures à décider si le border-radius doit être de 4px ou ne doit pas être (du border-radius, jamais), pas le temps de perdre deux heures à décider si on préfère des majuscules ou des minuscules (des minuscules, tout le temps).

À mon sens, travailler en petits groupes sur une fonctionnalité en particulier est la meilleure manière de progresser en s'aidant les uns les autres et en apprenant des autres. En une fin de semaine, on aura revécu les deux dernières semaines du bootcamp : du code, de l'entraide et du bon temps.

Equipe Wagon Montréal @ Hackerfest
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