16 jan. 2020

De Cuisinier Ă  Fullstack developer

Nathan est un alumni du Wagon Lausanne. Bruxellois d'origine 🇧đŸ‡Ș et Cuisinier de formation 🍮 il s'est rĂ©cemment installĂ© en Suisse. Dans sa quĂȘte de recherche d'emplois, il s'Ă©tonne de ne pas trouver un outils adaptĂ© aux travailleurs temporaires. Il se lance alors dans la formation du Wagon. Le voilĂ  maintenant Fullstack developer dans une startup du coin.

Jorris Sermet
Jorris Sermet

6min de lecture

De Cuisinier Ă  Fullstack developer

Est-ce que tu peux nous raconter ton histoire ?

Originaire de Bruxelles, je suis venu m’installer dans la rĂ©gion de Lausanne aprĂšs une annĂ©e sabbatique en Asie du Sud Est et en Europe. J’ai travaillĂ© dans les mĂ©tiers de la restauration depuis l’ñge de 17 ans, ayant toujours Ă©tĂ© attirĂ© par ce milieu. J’avais entamĂ© des Ă©tudes de sciences Ă©conomiques et ensuite de marketing en cours du soir, mais n’ai jamais rĂ©ussi, ne me plaisant pas dans le circuit scolaire classique. 

Une fois arrivĂ© Ă  Lausanne, j’ai commencĂ© Ă  chercher du travail en cuisine, mais ne connaissant personne dans le milieu, j’ai dĂ©cidĂ© de faire de l’intĂ©rim pour apprendre Ă  le connaĂźtre de la cuisine Lausannois. C’est lĂ  que je me suis rendu compte qu’il y avait un manque Ă©norme en termes de tech dans ce secteur et j’ai commencĂ© Ă  chercher comment dĂ©velopper un outil sans aucune connaissance en code. AprĂšs avoir Ă©cumĂ© une bonne partie les outils en ligne qui existent, fait des devis, j’en suis arrivĂ© Ă  la conclusion que je devais le faire par moi-mĂȘme. 
En plus, j’étais arrivĂ© Ă  un tournant de ma carriĂšre de cuisinier oĂč le choix de continuer dans cette voie Ă©tait devenu une contrainte plus qu’un plaisir. C’est lĂ  que j’ai dĂ©couvert le wagon.

Comment s’est passĂ© la formation pour toi ?

Ça a Ă©tĂ© une rĂ©vĂ©lation ! DĂšs le premier jour, j’ai pris plaisir Ă  dĂ©couvrir cet univers un peu particulier et chaque jour n’a fait que renforcer mon intĂ©rĂȘt. La formation en soi s’est super bien passĂ©e, des professeurs au top qui maĂźtrisent leur sujet et savent le transmettre. Une super ambiance de groupe, trĂšs motivante. 

Je ne peux pas dire que ça a Ă©tĂ© facile tous les jours, bien au contraire
 On reçoit beaucoup de nouvelles informations, nos mĂ©ninges en prennent un sacrĂ© coup ! On rentre le soir extĂ©nuĂ©, mais ravi de voir ces nouvelles compĂ©tences qu’on amĂ©liore un peu plus chaque jour.
En plus, le support fourni est extrĂȘmement bien fait, on avance pas Ă  pas et c’est tout de suite concret. On voit nos progrĂšs de jour en jour. Si c’était Ă  refaire ? Je signerais les yeux fermĂ©s ! 

Pourquoi devenir web dev ? Un projet en particulier en tĂȘte ?

J’ai choisi cette voie car elle me fournissait les moyens nĂ©cessaires au dĂ©veloppement d’un projet personnel. Au fil de la formation, c’est devenu une passion. Je suis arrivĂ© lĂ  car je cherchais Ă  dĂ©velopper un outil pour le secteur de l’intĂ©rim, j’y ai travaillĂ© pendant l’annĂ©e qui prĂ©cĂ©dait et me suis rendu compte du retard en termes de tech qu’il y a dans le secteur. MĂȘme si les choses semblent bouger petit Ă  petit, il reste Ă©normĂ©ment d’outils Ă  dĂ©velopper


Qu’est-ce que tu fais maintenant ?

Je travaille actuellement dans une start-up qui s’appelle TAYO en tant que dĂ©veloppeur. On y fait un software pour le secteur de la gĂ©rance et de l’immobilier en PHP sur le framework Laravel et en Vue JS. Ce sont pour moi de nouveaux langages qu’on n’apprend pas au Wagon, mais ce qui compte pour eux, c’est que j’ai l’esprit dev et que la logique soit lĂ . Le reste viendra avec la pratique. DĂšs le dĂ©but ils m’ont mis Ă  l’aise et aprĂšs une semaine au sein de la boite, je dĂ©veloppe dĂ©jĂ  ma premiĂšre feature ! 

C’est Ă  un Ă©vĂ©nement du Wagon que tu as Ă©tĂ© mis en contact avec Tayo. Est-ce que tu peux nous expliquer plus en dĂ©tail ce qu’il s’est passĂ© ?

Effectivement, c’est lors d’une confĂ©rence organisĂ©e au Wagon que j’ai rencontrĂ© Etienne Friedli, le CEO et co-fondateur de TAYO. Il Ă©tait venu nous prĂ©senter sa start-up. A ce moment on Ă©tait Ă  la moitiĂ© du bootcamp. Deux semaines aprĂšs l’évĂ©nement, Thibaut nous a dit qu’il cherchait Ă  recruter un dĂ©veloppeur junior et qu’il allait proposer des Ă©tudiants du Wagon Ă  Etienne. On a donc organisĂ© un premier entretien qui s’est bien dĂ©roulĂ©. On en a planifiĂ© un second avec le co-fondateur, Claude Frei, la semaine d'aprĂšs. Celui-ci s’étant aussi bien passĂ©, Etienne m’a fait faire un test technique, le but n’était pas de voir si j’étais capable de coder dans leurs langages mais plutĂŽt de voir si j’étais capable d’acquĂ©rir de nouveaux concepts par moi-mĂȘme. 

Le problĂšme Ă©tait qu’il voulait que je lui rende le rĂ©sultat lors de notre derniĂšre semaine de formation en pleine finalisation du projet final au Wagon. J’ai donc demandĂ© Ă  pouvoir le rendre le lundi suivant. AprĂšs un week end assez intense, j’ai rendu mon test. Quatre jours aprĂšs la fin de la formation je signais mon contrat. Je l’avais espĂ©rĂ©, mais n’avais pas cru ça possible ! 

Qu’est-ce que tu imagines par la suite ? 

Pour le moment, je vais me concentrer sur mon nouveau travail et prendre le temps d’apprendre ces nouveaux langages. Le projet qu’ils proposent me parle Ă©normĂ©ment et je me vois bien y rester un bon moment ! Par ailleurs, j’espĂšre pouvoir continuer Ă  cĂŽtĂ© sur notre projet final au Wagon, Ginger.