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Pourquoi apprendre à coder lorsque l'on vient du Marketing ?

Est-il aujourd'hui important de savoir coder en tant que Marketeur ? Emlyne, Delphine et Laure ont des parcours différents mais ont un point commun : elles ont toutes les trois évolué dans le Marketing avant de se lancer dans l’aventure du Wagon. Elles se sont prêtées au jeu de l'interview croisée pour vous partager leurs retours d’expérience !

Pourquoi apprendre à coder lorsque l'on vient du Marketing ?
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"L’intensité du parcours donne des dimensions plus fortes à chaque moment."



Salut les filles ! Vous étiez toutes les trois dans le marketing avant de suivre la formation en Développement Web du Wagon. Est-ce que vous pouvez nous raconter un peu votre parcours ?


Delphine : 
Après 2 ans de classe préparatoire, j’ai intégré l’école de commerce Skema à Lille avec une spécialisation International Marketing (1 année de césure + 1 semestre en Chine + 1 semestre Erasmus en Slovénie). J’ai démarré un stage de fin d’études en tant que chef de produit chez SFR Réunion. 
Ensuite, j’avais la volonté de démarrer par une expérience terrain, j’ai travaillé 2 ans en tant que chef de secteur pour les marques Adidas et Reebok (en région AURA). Je m’occupais de la gestion d’un portefeuille client, de l’analyse des résultats business, de la sélection des leviers commerciaux les plus adaptés pour booster les ventes, des formations vendeur, des testing produit ainsi que des événements promotionnels. 
Puis, j’avais une vraie volonté de poursuivre sur un métier marketing au siège d’une marque. J’ai enchaîné plusieurs expériences dans le secteur textile/mode (Carré Blanc, Sigvaris, Kidiliz) sur des postes de Chargée de Marketing/Chef de Projet. Mon rôle impliquait de prendre en charge la gestion des campagnes, le plan CRM, les événements promotionnels, l’élaboration de partenariats, l’analyse des performances business ainsi que la gestion de projets transverses tel que la mise en place du e-ticket de caisse sur un réseau de boutique. 


Laure : 
J’ai commencé par un DUT GACO (Gestion Administrative et Commerciale) puis un DUETI en Espagne (équivalence licence) toujours dans les gestions d’entreprise. J’ai ensuite enchainé avec 2 ans de Master dans la gestion des PME ETI à l’international. 
Puis, dans le monde du travail, je suis partie 2 ans en VIE en Italie pour Renault Trucks. J’ai pu m’occuper du développement d’une gamme de pièces d’atelier (chimie, outillage, pièces remorque…). J’avais notamment pour missions : la création de packages pour les commerciaux, le développement et la gestion de la gamme (améliorer l’offre existante et l'introduction de nouveaux fournisseurs). 
De retour en France au siège social,  j’ai repris cette activité au niveau monde. J’étais responsable du mix marketing (4P) et de la stratégie produits, de l’analyse des performances et en parallèle je gérais d’autres projets comme l’organisation et l’animation de formations réseau sur les véhicules connectés (Italie).
En 2020, Renault Trucks a lancé un plan de ruptures conventionnelles collectives, alors, j’ai sauté sur cette opportunité. 


Emlyne : 
J’ai un parcours tout ce qu’il y a de plus classique d’école de commerce : un Bachelor à Grenoble Ecole de Management où j’ai fait une spécialisation en marketing puis un Master à l’emlyon business school, spécialisation stratégie. J’ai fait divers stages dans des grands groupes notamment en tant que Chef de produit (rasoir électrique pour hommes) chez Philips à Amsterdam. Je m’occupais du développement produit, de la stratégie go-to-market, de l’analyse conso/marché/compétition, du suivi de performances, des négociations avec les marchés, etc. J’ai aussi eu l’opportunité de travailler sur le lancement d'une gamme complète de produits.
Plus récemment, j’ai effectué des missions freelance en conseil marketing, lorsque j’étais en Martinique. J’ai aidé mes clients à définir leur stratégie marketing, repenser leur offre produit, définir leur stratégie de communication et j’ai aussi touché un peu à de l’acquisition client.


Pourquoi avez-vous choisi d’apprendre à coder et quelle a été votre réflexion avant de vous lancer ? 


Delphine : 
Lors de ma dernière expérience, j’ai assuré la mise en place du e-ticket de caisse sur 250 boutiques pendant presque 12 mois. Cela m’a permis de collaborer avec une équipe de développeurs et un service SI et ce projet a accru mon intérêt pour l’univers de la Tech. 
La fermeture de mon entreprise suite à la crise Covid m’a incitée à prendre le temps de réfléchir à mon avenir professionnel et en particulier à mon envie d’acquérir des compétences techniques concrètes. L’objectif était de booster mon profil et de m’aider à retrouver rapidement du travail dans un univers stimulant.

Emlyne : 
J’ai été très déçue de mon stage chez Philips, alors que c’était le type de poste que je visais en sortant d’école (chef de produit, dans un grand groupe international, à l’étranger, dans une ville que j’adore : toutes les cases étaient cochées). 
À partir de là, grosse remise en question et le Covid s’est présenté par la même occasion. Toutes les embauches étaient gelées, j’ai donc eu du temps pour réfléchir et j’ai très vite compris qu’il me manquait quelque chose, quelque chose de plus concret, où tu peux voir l’impact de ton travail rapidement et j’avais envie de faire autre chose surtout. 
J’ai toujours eu un certain intérêt pour l’univers de la tech, mais je n’y connaissais pas grand chose, j’étais curieuse de tester et de découvrir. Des amies qui avaient suivi la formation du Wagon à Paris m’ont poussée à suivre la formation en Développement Web à mon tour et c’est comme ça que je me suis lancée. 

Laure : 
J’adorais mon métier, mais je sentais une limite dans mon épanouissement professionnel pour les années à venir. La vie en grande entreprise était pour moi chronophage et répétitive. J’avais donc besoin de nouveaux challenges et de découvrir d’autres mondes que celui de l’automobile. 
Il me fallait un métier qui me permettrait de capitaliser sur mes expériences précédentes tout en ajoutant une corde à mon arc. Le monde de la tech était tout trouvé. 
Je savais, avant de faire Le Wagon, que je ne souhaitais pas devenir Développeuse; l’idée était de me faire une solide introduction à la culture web pour me rapprocher des métiers de Product Manager/Product Owner.



"En plus d’être une formation super quali c’est aussi une très belle aventure humaine, on rencontre des gens géniaux !"




Qu’est-ce que vous pourriez conseiller à une personne qui, comme vous, vient du marketing et hésite encore à se former au code au Wagon ?


Delphine : 
Je pense que la formation du Wagon représente une réelle opportunité pour monter en compétence et s’ouvrir au monde de la tech. Le code permet de comprendre ce qu’il se passe “ de l’autre côté”, d’appréhender les enjeux digitaux et d’être capable de collaborer efficacement avec des équipes techniques (mode de pensée, notions techniques). 
L’intérêt aussi de cette formation pour des personnes issues d’une formation marketing est la vision d’ensemble qui est proposée : de la structure d’une base de données à l’interface utilisateur : tous les sujets sont abordés. La journée conception produit et les 2 semaines de projets sont essentielles car elles permettent de positionner l’utilisateur au coeur de la réflexion, de travailler les user stories, le parcours utilisateur, de construire une maquette en mettant en pratique les concepts d’UX et UI Design. Mais aussi de travailler en mode projet tout en poursuivant l’apprentissage du code ! 
En tant que Marketer, la formation du Wagon permet donc d’acquérir de vraies compétences techniques, de “penser user” et de répondre aux nouvelles attentes du marché du travail.

Emlyne : 
Se former au code c’est plus qu’apprendre simplement un nouveau langage, c’est une vraie philosophie, c’est développer de nouvelles compétences et c’est apprendre à voir et concevoir les choses d’une autre manière. Cela peut paraître loin du marketing, mais en réalité on a beaucoup à apprendre de cet univers. 
Aujourd’hui, on baigne en plein dans le digital. Avoir des notions de code et connaître la culture tech nous permet d’en comprendre les subtilités et la complexité. C’est une vraie force, surtout si on souhaite évoluer dans ce milieu ! 
Coder, c’est aussi résoudre constamment des problèmes, des bugs, prendre du recul, tester, apprendre de ses erreurs, recommencer, re-tester et devenir résilient. C’est une manière de conceptualiser différente, on remet l’utilisateur au cœur des décisions, on résonne en user stories ou en user experience, on développe notre créativité, on apprend à chercher, à être curieux et surtout, on voit l’impact de notre travail très rapidement.

Laure : 
La pratique du “pur marketing” comme nous l’avons appris à l’école ou exercé dans nos métiers jusqu’à aujourd’hui me semble dépassée. L’introduction du digital, la gestion de données et les nouveaux outils nous obligent aujourd’hui à voir le marketing comme un ensemble plus grand et complexe. La structure du marché est bouleversée par l’introduction de plus petites entreprises plus flexibles. L’avantage financier (les budgets plus élevés) des grandes entreprises me semble être un atout qui a ses limites face à la réactivité et la créativité des nouveaux entrants. 
En tant que professionnelle, il me semble donc important de pouvoir avoir une vision globale du potentiel de son activité jusqu'à la partie digitale. 
9 semaines, c’est très court dans une vie professionnelle et le ratio bénéfice/temps est considérable. Que nous le voulions ou non, notre avenir se jouera avec la tech, alors je préfère comprendre ce qui m’entoure afin d’avoir toutes les cartes en main pour prendre les meilleures décisions. 



"L’esprit collaboratif du Wagon constitue un cadre rassurant pour se lancer."


Les femmes commencent à faire leur petit bout de chemin dans la tech mais on est encore très loin de la parité (27,5% des effectifs dans la tech, tous secteurs confondus, sont des femmes). Qu’avez-vous envie de dire à toutes ces femmes qui nous lisent et qui n’osent pas encore franchir le pas ?


Delphine : 
Les femmes ont toute leur place dans cet univers et plus nous serons nombreuses à le faire, plus nous motiverons d’autres femmes à se lancer. Par ailleurs, je pense que l’esprit collaboratif du Wagon constitue un cadre rassurant pour se lancer !

Emlyne : 
Si c’est vraiment un milieu qui vous intéresse, qui vous motive et que vous aimez alors, foncez ! C’est un secteur qui est aussi en train de se réinventer et qui réalise l’importance de la diversité. On y a autant notre place que les hommes. 

Laure :
Le milieu de la tech n’attend que nous ! 
C’est un monde encore en construction qui peut offrir de nombreuses possibilités de carrières (et pas seulement en tant que développeur·se !). Lorsque j’ai mené des enquêtes métiers sur le monde du digital, j’ai très vite compris que nous étions attendues. En plus, la structure de la formation du Wagon est totalement adaptée aux débutant·es et le réseau qu’il peut offrir par la suite est un atout à ne pas sous-estimer. 



Qu’est-ce qui vous a le plus plu/marqué pendant ces 9 semaines de bootcamp et quels ont été les moments un peu moins évidents pendant la formation ?



Delphine : 
Ces 9 semaines sont très intenses. J’ai été marquée par l’esprit collaboratif et la variété des thématiques abordées : on apprend ensemble et les projets finaux sont une belle concrétisation du parcours accompli !

Emlyne : 
J’ai été marquée par la rapidité à laquelle on progresse et surtout de voir ce qu’on a été capable de développer au bout de 9 semaines, c’était hyper satisfaisant de voir nos projets finaux. On nous avait prévenu mais j’avais du mal à y croire. 
Avec tant de notions à assimiler, c’était parfois compliqué de garder le rythme et de prendre du recul sur ce que l’on faisait mais j’étais venue chercher du concret et du fun et c’était clairement au rendez-vous. Et l’équipe pédagogique est vraiment au top !

Laure : 
INTENSE, INTENSE, INTENSE ! Comme vous l’aurez compris, on ne s’arrête pas pendant 9 semaines, mais le temps passe très vite. Pour ma part, j’aurais aussi voulu pouvoir prendre un peu plus de temps sur la partie UI/UX et ainsi assimiler d’avantage de connaissances.
Notre batch était composé de profils complètement différents, mais nous étions rassemblés par cette envie de découvrir le code. Très vite, un fort esprit de collaboration et d'entraide s’est mis en place (beaucoup aidé par le travail avec les “buddies”). 


Avez-vous des anecdotes à nous partager sur la vie du batch ?



Emlyne : 
Batch #586 = meilleur batch ! Il y a pleins d’anecdotes à raconter et c’est ce qui fait que l’expérience du Wagon est aussi exceptionnelle : de belles rencontres, des nouvelles amitiés, des méga afterworks, des apéro-livecode, des parties de ping-pong, des fous-rires… 
En plus d’être une formation super quali c’est aussi une très belle aventure humaine, on rencontre des gens géniaux avec qui on tisse de vrais liens et finalement, le Wagon c’est un peu comme une grande famille :)

Delphine : 
Que dire de plus qu’Emelyne :) Le batch permet de rassembler des personnalités très différentes autour d’un même objectif.  C’est un vrai petit cocon, on partage tout pendant 9 semaines : rires, réflexion, stress, bonne bouffe, pause café, petit dej… Une très belle aventure humaine !

Laure : 
Je suis en phase avec Emlyne et Delphine ! 
L’intensité du parcours donne des dimensions plus fortes à chaque moment.  Nous arrivons d’univers différents et pourtant, en quelques semaines, nous formons une équipe soudée où chaque membre apporte son expertise. 
Je garderai de très beaux souvenirs et de belles amitiés de ces 9 semaines au Wagon. 


Quels sont vos projets respectifs pour la suite ?



Delphine : 
Pour ma part, je souhaite trouver un poste de Product Manager ou en gestion de projets.

Laure : 
J’ai encore quelques formations (courtes) à venir : sur les méthodes Agile et ITIL, UI-UX et un focus sur l’expérience client. 
Après cela, je vais chercher des postes de Product Manager/Product Owner pour mettre en pratique mes nouvelles connaissances tech tout en gardant un pied dans ma vie d’avant. 

Emlyne : 
Trouver un poste de Product Manager ! J’ai appris énormément sur la culture tech et web et je veux justement utiliser cette double casquette business et web pour concevoir et développer des produits digitaux. J’ai beaucoup aimé le code mais je sais que le métier de Développeur·se n’est pas fait pour moi. En revanche, j’adore leur philosophie et je compte bien l’utiliser et l’incarner dans mes futurs projets. 


Un petit mot pour la fin ? ;)


Emlyne : Merci Le Wagon pour cette riche expérience :)

Delphine : Merci à toute l’équipe du Wagon pour cette belle aventure !

Laure : Souvenir inoubliable + challenge intellectuel + MERCI MERCI MERCI !

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